L'hexagramme d'Alet-les-Bains

A Alet-les-Bains, l'hexagramme est une clé géographique essentielle à la compréhension de l'énigme de Rennes-le-Château.


Notre page consacrée à Saint Antoine Ermite et saint Paul à Shugborough fait apparaître un curieux pentagramme centré sur le donjon d’Arques, dont la branche sud vise exactement l’abrupt du Bugarach-Ouest, un lieu dit la Pique Grosse. Autrement exprimé, un trait vers le sud émanant du donjon d’Arques aboutit à cet abrupt, les deux lieux ayant strictement la même longitude.

Nous allons retrouver ces deux éléments de manière assez inattendue. Rendons-nous pour cela sur la place centrale, médiévale, d’Alet-les-Bains. On sait que le donjon d’Arques, Alet et Rennes-les-Bains forment un triangle isocèle, dont les angles vont cette fois nous intéresser.



Remarquons tout d’abord que depuis la place centrale d’Alet, six rues filent en hexagone. Ce point est singulier quand on sait que cette figure géométrique, nommée sceau de Salomon et appartenant au judaïsme, est fort employée sur place, présente dans les ouvertures de l’église paroissiale consacrée à saint André, édifice du XIVe siècle jouxtant l’ancienne cathédrale.



Le village nous réserve de belles maisons à colombages, et une visite s’impose. On y découvrira la demeure dite de Nostradamus : le célèbre prophète y aurait, dit-on, vécu. Des symboles ésotériques y sont gravés, dont un sceau de Salomon.



Et si, de la place centrale du village, un hexagone indiquait des directions ? En plaçant la figure en ce lieu et pointe au nord, en fait légèrement décalée de 2° comme l’indique notre schéma, une configuration amusante apparaît : l’azimut à 118,00° vise exactement le donjon d’arc (comme nous l’avons dit, ceci est rigoureusement vrai, au centième de degré près sur Google Earth).

Une surprise nous attend alors en prolongeant une autre ligne, celle générant un azimut de 118+30, soit 148,00° (voir schéma). La ligne, tracée sur Google Earth, traverse le village de Rennes-les-Bains à peu près au niveau de l’établissement thermal, confirmant l’importance de notre triangle isocèle. En la prolongeant encore, on rejoint très exactement le point attendu : l’abrupt ouest du Bugarach, fondement du pentagramme d’Arques.



Cette nouvelle coïncidence est troublante si l’on prend en compte la précision des tracés. Nous avons, au final, un zodiaque centré sur Rennes-les-Bains ; un pentagramme à Arques ; un hexagramme à Alet. Deux tableaux, de Poussin et Teniers, dont la composition semble faire écho à ce système.

Pour dire quoi ? Nous le révélerons.


Christophe de Cène
 

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