La Pique de Coume-Sourde et
le zodiaque de Rennes

Au solstice d'hiver, le coucher de soleil à Rennes-les-Bains vise le lieu dit "La Pique".

Le zodiaque de Rennes-les-Bains, exposé dans nos pages, se fonde sur des azimuts solaires confortés par des éléments concrets, statuaire, édifices ou collines remarquables. Il manquait à cette liste un axe, celui du Soleil couchent au solstice d'hiver (qui est aussi celui du Soleil levant au solstice d'été).

L'azimut du Soleil couchant est, au solstice d'hiver et à la latitude de Rennes, de 237°. La précision de Google Earth nous permet de tracer la ligne adéquate, partant de l'église, la vue satellitaire en fond. Rapidement, notre regard se porte sur un affleurement rocheux qui tranche singulièrement avec le paysage environnant, champs et bois. Renseignements pris, il s'agit d'un sommet bien connu localement, qui porte le nom évocateur "La Pique". Vu de Rennes, le soleil du 21 décembre se couche, théoriquement, sur cet axe.


 La Pique culmine à 582 mètres (borne IGN). En haut à droite de cet écran figurent les maisons constituant le hameau de Coume-Sourde. C'est là que fut trouvée, si l'on en croit Gérard de Sède, la dalle que Robert Charroux décrira lui aussi dans la seconde édition de son Trésors du Monde (1972. La première édition, en 1962, évoque le Trésor de l'abbé Saunière, mais pas la dalle).


La dalle dite de Coume-Sourde, telle que la présente Gérard de Sède
dans
L'Or de Rennes (1967). L'auteur attribue ce relevé à Ernest Gros.
 

On a souvent dit que le relevé de la dalle constitue un plan. Il est en effet très remarquable de constater que notre azimut solaire de 237° (au solstice d'hiver) épouse étroitement la ligne médiane du triangle.

Nous allons découvrir que La Pique est un lieu que d'autres démarches permettent d'isoler.
 

Quand des approches différentes convergent vers un lieu unique


Carte IGN des lieux (site web Géoportail).

La Vrai Langue Celtique

Le chercheur Thierry Espalion a souligné l'importance de la pagination du livre de l'abbé Boudet, les pages étant parfois des azimuts solaires. Appliquons sa méthode au nombre 237 :

L'abbé Boudet nous décrit, à la page 237 (comme notre azimut solaire) de la Vraie Langue Celtique, les Roulers, lieu nommé Roche Tremblante sur nos cartes IGN modernes :  "A droite des roulers, en se plaçant vers le midi, l'oeil peut suivre les contours de la crête qui enserre le ruisseau de Trinque-Bouteille, et se perd insensiblement dans les terres de l'Homme mort."

La Roche Tremblante et l'Homme Mort nous rapprochent de Coume-Sourde et de La Pique, que vise précisément l'azimut 237 compté à partir de l'église de Rennes-les-Bains. Cette église s'affirme encore une fois comme le point de référence du livre et de sa géographie sacrée.

Le pentagramme Lincoln

Le très médiatique Henry Lincoln, auteur de L'énigme Sacrée, a développé une étude de géométrie appliquée à Rennes très intéressante, s'appuyant sur un pentagramme ou étoile à cinq branches :

Trois châteaux perchés sur des hauteurs (Rennes-le-Château, Le Bézu, Blanchefort) forment un triangle isocèle qui, complété par les monts de Lauzet et Soulane, dessinent une étoile à cinq branches assez régulière. Le centre du Pentagramme, lieu magique s'il en est, est matérialisé par un sixième mont, central : La Pique. Nous rejoignons notre point d'orgue avec une toute autre musque.  On trouvera dans le livre de Lincoln, "La Clé du Mystère de Rennes-le-Château" chez Pygmalion, le récit de cette découverte et de la visite de l'auteur sur les lieux magiques de Lavaldieu (La Pique de Coume-Sourde).

Enfin, signalons l'approche originale de Pierre Borie qui, dans son livre De Terre et de Lumière, développe le Pentagramme Lincoln en faisant remarquer son caractère céleste : ainsi, Rennes-le-Château, La Pique et le mont Bugarach sont alignés, selon un axe très particulier. Pierre Borie remarque que le 21 décembre, jour du solstice d'hiver, le Soleil ne se lève pas avec l'azimut théorique de 123°, le lever étant masqué par l'horizon montagneux. L'astre du jour est observé un peu plus tard, sur le Mont Bugarach. Dans un axe qui passe par La Pique.

Ainsi, le rocher de Coume-Sourde est tout à la fois lié au coucher de Soleil vu (théoriquement) de Rennes-la-Bains, au solstice d'hiver, et à son lever  observé à Rennes-le-Château le même jour. Curieux croisement dont rend compte la Dalle de Coume-Sourde.

Enfin, à quoi ressemble La Pique ? Vous vous en ferez une idée précise en regardant le rocher central émergeant du paysage d'un tableau célèbre : les Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin.




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