Le Mont-Saint-Michel d'Arques

Près de Rennes-le-Château, un lieu méconnu joue un rôle important :
le Mont-Saint-Michel.
 

On ne le sait pas toujours, mais le Razès a lui aussi un Mont-Saint-Michel.

Situé sur le méridien de Paris, à une altitude de 666 mètres, ce mont était autrefois coiffé d’une chapelle dédiée à l’archange.

Dès 1989, l’ouvrage de Denis Boudaille consacré au méridien de Paris nous en donne la situation :
Arques : sur le territoire de Serre, hameau dépendant d’Arques, se trouve un « Mont Saint Michel » dont l’altitude est de 666 mètres. Or, nous l’avons vu, ce chiffre s’il est celui de la bête de l’apocalypse représente également le poids d’or que Salomon recevait chaque année (666 talents d’or = 23 tonnes). L’effrayante mention gravée sur le porche de l’église de Renens-le-Château toute proche « Terribilis est Locus Iste » accréditerait-elle la proximité d’un site à ce point extraordinaire ?
Denis Boudaille, Rennes-le-Château, Clé du méridien magique, Editions Opera, 1989. Page 108.

Nous avons alors cherché à localiser précisément ce mont en interrogeant différents chercheurs, qui évoquèrent Peyrolles ou La Frau, nous mettant sur la voie.

Nous trouvons ce point sur la carte de Cassini (accessible sur le site Geoportail de l’IGN), au sud du petit village de Terroles. Une chapelle y est figurée, preuve qu’elle existait encore au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, la nature a eu raison, hélas, de ce modeste édifice.

Rappelons que, dans la majorité des cas, une chapelle dédiée à saint Michel, chef des armées célestes et adversaire traditionnel du Diable, est édifiée au sommet d’un mont.

Première remarque : le hameau de Terroles est effectivement situé près du méridien de Paris, et c’est donc aussi le cas pour la chapelle au sud du village et au sommet du mont.

La carte de Cassini nous donne une première estimation du lieu. Le site de l’IGN précise la localisation, ainsi que l’altitude du mont : 660 mètres. Si l’on imagine une chapelle au sommet, les 666 mètres sont plausibles, sinon probables.

Google Earth présente visuellement les lieux, avec la très étonnante promenade virtuelle (voiturette Google) sur les routes de France. Le Mont-Saint-Michel prend, vu de l’est, un aspect pyramidal saisissant.

Enfin, signalons, que le mont, mesuré depuis le donjon du château d’Arques, est strictement à 72° de la ligne visant la tour de verre de Rennes-le-Château (ceci avec nos lignes tracées au centième de degré près) et à 144° par rapport au sud. Il contribue ainsi à la construction du pentagramme (voir notre article sur saint Antoine à Shugborough Hall), témoin de l’affrontement dualiste éternel. Ombre et lumière s’opposent encore et toujours.


L'azimut de 324° qui conduit du donjon au Mont-Saint-Michel d'Arques vise curieusement la Bretagne et, au-delà, la pointe sud-ouest de l'Angleterre où se trouve le célèbre Mont-Saint-Michel de Cornouailles (St Michael's Mount).
 


Le combat céleste de
saint Michel et du dragon.
Le pentagramme d'Arques
traduit cette confrontation entre
l'ombre de Rennes-le-Château et du Bugarcah,
et la lumière de l'axe Saint-Antoine / Saint-Michel.

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